L’art aux codes barres !
>> lundi 11 février 2013
De nos jours les nouvelles
technologies prennent de l’ampleur et participent de plus en plus à la
médiation des musées. Elles servent à favoriser l’ouverture de ces lieux à un
plus large public ainsi qu’à faciliter la compréhension de certaines œuvres ou
expositions. C’est une nouvelle forme de participation publique permettant de
réduire la distance entre les visions dites ‘‘expertes’’ et celles dites
‘‘profanes’’.
En effet, les Smartphones, tablettes tactiles ou autres sont
devenus des outils de la vie quotidienne, ils sont pratiqués et utilisés de
tous avec une grande facilité. Les faire participer dans les musées a pour but
de favoriser la compréhension générale en transformant un public uniforme et
indifférencié en un public composite et pluriel capable de s’informer et de
réaliser sa propre analyse des œuvres. Impliquer le public dans les musées est
l’une des principales envies et recherches des futures médiations.
L’un de ces outils est de plus en plus visible dans notre
quotidien ainsi que dans les institutions culturelles. Cet outil est le QR-code
ou plus communément appelé flashcode. C’est lors de ma visite de l’exposition « Roulez, carrosses » au musée
des Beaux-Arts d’Arras que j’ai pu remarquer qu’une grande majorité des salles
en possèdent.
Un flashcode est un code barre en 2D permettant grâce à un
téléphone équipé d’un lecteur ‘‘code QR’’ de lire son contenu ouvrant alors un
lien sur l’appareil (informations, explications, vidéos, etc.).
La lecture des codes
dans l’exposition nous envoie à chaque fois, grâce au lien, à une vidéo commentée qui explique le contenu de la
salle où l’on se trouve mais aussi des explications sur les
différentes œuvres qui y sont présentées. Il peut y avoir plusieurs dans la
même salle si plusieurs espaces y sont proposés comme dans la salle 1 où l’on
découvre la ville d’Arras à travers le temps mais aussi les débuts et la
naissance des carrosses.
Au fur et à mesure de la visite, les flashcodes nous apportent des
contenus extérieurs et supplémentaires qui enrichissent l’exposition et nous
aident à mieux se l’approprier et la comprendre. Ils la rendent abordable et
interactive ce qui donne une nouvelle vision des œuvres et des salles
présentées au public. On peut ainsi découvrir les débuts de la ville d’Arras,
l’histoire des carrosses de leur ‘‘naissance’’ en passant par les différentes
fonctions qu’ils peuvent avoir, de leurs différentes formes liées aux époques
et nouvelles techniques de construction mais aussi en nous permettant de voir
l’intérieur de ceux-ci.
Les flashcodes offrent un
avantage au musée, en effet, en rattachant les œuvres aux médias numériques,
une infinité de possibilités s’ouvre … Cela peut servir à intégrer la genèse
d’une œuvre ou même y apporter un contenu supplémentaire de l’artiste grâce à
des liens ouvrant sur des interviews, des vidéos (comme lors de l’exposition Roulez, carrosses) mais aussi à
des textes ou même des liens vers d’autres œuvres ou artistes ou expositions
créant un dialogue, un échange. Les visites deviennent alors plus vivantes,
plus ludiques (pour les enfants et surtout les adolescents) mais aussi plus
accessibles.
M.G.L


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